Parfois, on sent que quelque chose ne va pas chez son enfant. Il ou elle ne veut plus aller à l’école, fait des crises de colère qu’on ne reconnaît pas, se plaint de maux de ventre sans cause médicale, ou reste enfermé·e dans sa chambre toute la journée. On essaie de comprendre, de rassurer… mais on se sent souvent seul(e) avec ses questions.
Certains parents arrivent avec des inquiétudes face à un diagnostic récent : TDAH, haut potentiel, anxiété sociale, dépression…
D’autres n’ont pas de diagnostic, juste cette intuition que “quelque chose ne va pas”.
Aujourd’hui, il existe des groupes qui accueillent ces vécus :
des espaces pour parents d’enfants neuroatypiques, pour ceux qui font face à des troubles du comportement, à des ruptures de lien, ou à des souffrances invisibles.
Parce que parfois, en parler avec d’autres permet de trouver des pistes, et surtout de ne pas rester seul(e).
Et face à ça, en tant que parent, on peut se sentir dépassé(e), impuissant(e), inquiet(e), ou même coupable.
Si vous lisez ces lignes, c’est sans doute parce que vous vous reconnaissez un peu là-dedans. Cet article a été écrit pour vous.
Quand un enfant va mal, c’est souvent toute la famille qui en souffre. Pourtant, on pense rarement à proposer un espace de soutien aux parents.
Les recherches montrent pourtant que le travail en groupe a des effets très positifs pour les parents confrontés à des situations complexes avec leurs enfants.
Par exemple, une revue systématique, c’est-à-dire une analyse rigoureuse qui synthétise les résultats de plusieurs études existantes, conduite par Stewart, M., Letourneau, N., Masuda, J., Anderson, S. & McGhan, S., en 2016, de la University of Calgary (Canada), publiée dans la revue Child: Care, Health and Development, a montré que les groupes de soutien parental permettent de :
En complément, une revue de littérature menée par Hoagwood, K. E., Cavaleri, M. A., Olin, S. S., Burns, B. J., Slaton, E., Gruttadaro, D., & Hughes, R., en 2010, affiliée au New York University School of Medicine (États-Unis), publiée dans Administration and Policy in Mental Health and Mental Health Services Research, confirme que ces espaces permettent aux parents de :
Ce n’est pas un aveu d’échec. C’est un geste de soin. Pour votre enfant. Mais aussi pour vous.
Chez Healing Together, nous aidons à mettre en lumière des professionnel(le)s de confiance qui proposent des groupes de soutien et des thérapies de groupe sur de nombreux thèmes, dont l’accompagnement des parents.
Ces espaces, en ligne ou en présentiel, permettent de :
déposer ce que vous traversez, écouter, respirer, trouver des pistes, et créer du lien.
Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses, ni de tout expliquer.
Vous venez comme vous êtes.
Et c’est déjà suffisant.
Dans chaque région de Belgique, des réseaux de santé mentale pour enfants et adolescents existent.
Un réseau, c’est un groupe de professionnel(le)s et de services qui travaillent ensemble pour accompagner les jeunes et leurs familles : psychologues, éducateurs(rices), logopèdes, assistants(es) sociaux(ales), mais aussi… groupes de parole, pour les jeunes comme pour les parents.
Vous pouvez les contacter directement, sans prescription, même si vous ne savez pas encore quel type d’aide serait le plus adapté.
Voici les principaux réseaux pour enfants et adolescents :
Par exemple, PsyBru est un réseau de santé mentale basé à Bruxelles. Il met les gens en contact avec des professionnel(le)s et des services locaux qui offrent un soutien psychologique, y compris des programmes de thérapie, de soins de crise et de prévention.
💡 Cliquez sur les noms : vous serez directement redirigé(e) vers leur site.
📍 Voici une carte des réseaux : repérez où vous vivez et explorez les offres près de chez vous.

La carte partagée ici provient du site de référence psy107.be, qui centralise les informations officielles sur les réseaux de santé mentale en Belgique francophone.
Pas toujours évident de savoir quel type de soutien choisir. Voici quelques pistes, selon ce que vous ressentez en ce moment :
Être parent d’un enfant en souffrance, c’est souvent avancer dans le flou, avec beaucoup de questions… et peu d’espaces pour les poser. On porte beaucoup pour son enfant, mais on oublie parfois de prendre soin de soi.
Les recherches le montrent : rejoindre un groupe de soutien ou une thérapie de groupe permet de rompre l’isolement, de mieux comprendre ce que l’on traverse, de partager avec d’autres parents, et de se sentir plus solide pour accompagner son enfant.
En Belgique, il existe de nombreuses ressources : réseaux publics, groupes de parole, thérapies de groupe, professionnel(le)s formé(e)s… accessibles sans prescription et sans jugement.
Vous pouvez consulter les groupes disponibles près de chez vous, en ligne ou en présentiel, et choisir l’espace qui vous semble le plus adapté.
Faire ce premier pas, ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est un geste de soin, pour vous… et pour votre famille.
💛 Vous méritez vous aussi d’être écouté(e), soutenu(e), entouré(e). Et si cet article était le début de ce chemin ? Nous sommes là pour vous accompagner. 💛
Apolline, pour Healing Together
NB : Si vous désirez consulter les sources mentionnées dans l’article, les voici :